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Le Syndrome des Jambes Sans Repos

Le Syndrome des Jambes Sans Repos (Syndrome de Willis-Ekbom).

Il touche 8% de la population, principalement les femmes et commence en général entre 25 et 30ans.

Le SJSR est une maladie chronique. Sa gravité est liée aux retentissements sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent mais aussi de leurs conjoints.

Il se définit comme des sensations désagréables dans les jambes souvent décrites comme des impatiences. Ces impatiences peuvent être dues à une sensation de gêne, d’inconfort, de sensations désagréables parfois douloureuses à la limite du tolérable, de fourmillements, picotement.
Ces impatiences surviennent au moment du repos, en position assise ou couchée, principalement le soir voire la nuit, à l’endormissement ou au cours du sommeil. Elles peuvent aussi la journée, lors d’une immobilité prolongée.
Le seul moyen de soulager ces impatiences est alors le mouvement, la marche ou une activité cérébrale soutenue. La disparition des symptômes avec l’activité (cérébrale ou physique) est d’ailleurs un argument diagnostique qui permet de différencier le SJSR des douleurs (ou lourdeurs) de l’insuffisance veineuse qui, à l’inverse, sont soulagées par le repos allongé.*

Dans 80% on retrouve au SJSR ce que l’on appelle un Mouvement Périodique des Jambes.

Ce besoin est dû à une sensation de gêne, d’inconfort, de sensations désagréables parfois douloureuses à la limite du tolérable, de fourmillements, picotements, ruissellements, brûlures, contractures, secousses, torsions, décharges électriques…

Ces sensations se font ressentir dans les pieds, les jambes et parfois les bras.

Ces impatiences ne surviennent qu’au moment du repos, en position assise ou couchée, principalement le soir voire la nuit, à l’endormissement ou au cours du sommeil. Parfois aussi la journée, lors d’une immobilité prolongée.

Le seul moyen de soulager ces impatiences est alors le mouvement, la marche ou une activité cérébrale soutenue. La disparition des symptômes avec l’activité (cérébrale ou physique) est d’ailleurs un argument diagnostique qui permet de différencier les impatiences du SJSR des douleurs (ou lourdeurs) de l’insuffisance veineuse qui, à l’inverse, sont soulagées par le repos allongé.

Le SJRS est un trouble du système nerveux. Un trouble au niveau d’un neuromédiateur appelé Dopamine, une activité insuffisante de certains neurones, plus ou moins associé à un déficit ferrique, est le plus souventavancé.
Dans la plupart des cas, il s’agit de formes idiopathiques. C’est-à-dire que l’on ne connaît pas les causes réelles.
Parfois, la maladie est familiale et sans doute génétique bien que les gènes responsables n’aient pas encore été identifiés.
Mais dans certains cas, la maladie est dite « secondaires » :
– grossesse (surtout au 3eme trimestre),
– anémie par carence de fer et en vitamines,
– insuffisance rénale,
– diabète,
– troubles thyroïdiens,
– certains médicaments (neuroleptiques, antidépresseurs)…

Le SJSR est une maladie chronique. Sa gravité est liée avant tout aux retentissements sur la qualité de vie des personnes qui en souffrent, qui est très perturbée, mais aussi de leurs conjoints.

Le syndrome des jambes sans repos provoque une désorganisation et une fragmentation du sommeil, qui peut engendrer une somnolence dans la journée. En effet, il peut provoquer des micro-éveils et entraîner des insomnies importantes et engendrer ainsi une fatigue chronique, un manque de concentration, une irritabilité voire un syndrome dépressif.

La gêne nocturne peut être majeure obligeant le patient à déambuler une partie de la nuit… Les fameux « Nightwalkers » que l’on voit se promener la nuit. Les impatiences peuvent gêner les longs trajets en voiture ou en avion et amènent parfois à éviter les situations où il est difficile de bouger (spectacles, conférences, cinéma…).

En dehors de la flexion des orteils qui remontent vers le pied, parfois le pied se redresse sur la jambe et la jambe se plie brutalement sous la cuisse. Le mouvement s’exécute d’un côté mais parfois des deux ! Et se reproduit toutes les 20 à 40 secondes, avec des crises qui peuvent durer de 5 à 20 minutes et plusieurs fois dans la nuit.

Pour les formes secondaires, il convient de traiter la cause ou les facteurs responsables associés : apport de fer, vitamines, correction d’une anémie, traitement d’un diabète…

En l’absence de causes précises, il existe des médicaments qui ont une bonne efficacité sur : agonistes dopaminergiques, précurseurs de la Dopamine, anti- épileptiques….
Quoiqu’il en soit, toutes ces thérapeutiques ont des effets secondaires plus ou moins importants, et il conviendra de mettre en place une étroite collaboration entre le médecin et le patient et beaucoup de patience pour trouver le ou les bons remèdes…

Conseils hygiéno-diététiques :
– Eviter ce qui peut aggraver les symptômes: café, thé, alcool, dépense physique intense, surtout en fin de journée et certains médicaments comme certains neuroleptiques, anti-dépresseurs, antagonistes calciques, anti-émétiques…
– Veiller à une bonne hygiène du sommeil.
– Lors des crises, utiliser les moyens qu’il vous convient : massages, compresses d’eau froide (ou chaudes pour certains), déambulation, exercices d’étirement, technique de relaxation…

Une activité intellectuelle soutenue, des travaux ou des jeux captant l’attention peuvent atténuer les symptômes ou en empêcher l’apparition.

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